Teilhard, homme de science, mystique et poète nous parle avec passion de la noosphère (de “noos”, pensée). Il émet l’hypothèse de l’exaltation collective des âmes disposées en une seule voûte (…), la réunion de ces âmes créant la noosphère, destinée à se clore isolée sur elle-même. La fin du monde : renversement d’équilibre, détachant l’esprit, enfin achevé, de sa matrice matérielle pour le faire reposer désormais de tout son poids, sur Dieu-Oméga. On trouve ici la dualité de Platon et sa théorie du monde des idées, accompagnées de la notion chrétienne de la Parousie (retour glorieux du Christ le jour du jugement dernier). “Le surnaturel est un ferment, une âme, non un organisme complet. Il vient transformer la nature mais il ne saurait se passer de la matière que celle-ci lui présente”.