« Travaillant indépendamment dans le domaine du cerveau, le neurophysiologiste Karl Pribram et le professeur Standford sont aussi persuadés de la nature holographique de la réalité. Pribram a tiré du modèle holographique une explication permettant de résoudre l’énigme du stockage de la mémoire dans le cerveau.
Le paradigme holographique :
L’aspect le plus intéressant du modèle holographique de Pribram appliqué au cerveau est ce qui arrive quand il est réuni avec la théorie de Bohm. Si le « béton » du monde n’est pas qu’une réalité secondaire et qu’il est une tache holographique de fréquences, si le cerveau est aussi un hologramme et choisit seulement certaines de ces fréquences, s’il transforme mathématiquement ses sensations en perceptions « concrètes », qu’est-ce que devient la réalité objective ? Elle cesse d’exister.
Comme les religions de l’Orient l’ont soutenu longtemps, le monde matériel est une mâya, une illusion, et bien que nous puissions penser que nous sommes des êtres physiques se déplaçant par un monde physique, cela aussi est une illusion. Nous ne serions que des « récepteurs » flottant dans un océan kaléidoscopique. Nous flotterions à une fréquence particulière que nous extrayons de cet océan et que nous transformerions en réalité physique. La réalité physique elle-même ne serait qu’un canal parmi beaucoup d’autres (d’autres réalités en somme) extraits du super-hologramme.
Cette image de réalité, basée sur la synthèse de la théorie de Bohm avec celle de Pribram, porte le nom de paradigme holographique. Bien que beaucoup de scientifiques l’aient salué avec scepticisme, il en a galvanisé d’autres. Un petit groupe de chercheurs en forte croissance pense que ce paradigme pourrait être le modèle le plus précis qu’on ait actuellement de la réalité. Ce paradigme pourrait servir de base à une science de la réalité.
Partant de là, certains croient pouvoir ainsi résoudre d’autres mystères de la science. L’un de ces mystères est celui du paranormal : est-il scientifique ? doit-il être inscrit à l’ordre des phénomènes naturels ? Certaines expériences ont constaté qu’il existait bien un « paranormal » (télépathie, voyance, guérison miraculeuse…) mais de nombreuses autres ont prouvé que ce phénomène n’était ni répétitif, ni prédictible. Avec le paradigme holographique, le paranormal devient compréhensible, il devient une partie de la nature. De nombreux chercheurs, y compris Bohm et Pribram, ont noté que beaucoup de phénomènes parapsychiques pouvaient être ainsi résolus.
Dans un univers dans lequel l’intelligence individuelle est en réalité indivisible, les parties plus grandes de l’hologramme sont connectées avec l’infiniment petit – avec tout l’infiniment petit. Ainsi, une faculté psi comme la télépathie serait simplement le signe d’une connexion (éphémère) au niveau holographique. Ceci une fois accepté comme hypothèse, il devient plus facile de comprendre comment l’information peut voyager de l’esprit d’un individu A à celle d’un individu B, sans tenir compte de la distance : il suffit de considérer A et B comme des particules, les esprits comme des objets à part entière. Ils ne feraient qu’un, à un moment donné, parce qu’en réalité ils peuvent ne faire qu’un, ne faisaient qu’un au niveau holographique, mais faisant deux au niveau de la réalité physique.
Le paradigme holographique a aussi des implications sur des sciences reconnues comme la biologie. Keith Floyd, un psychologue du Virginia Intermont College, a déclaré que : « si la réalité concrète n’était qu’une « illusion holographique », on ne pourrait plus dire que le cerveau produit la conscience. Ce serait plutôt la conscience qui fait apparaître le cerveau, aussi bien que le corps… et tout le reste autour, que nous interprétons comme une réalité physique ».
Un tel revirement dans notre conception des structures biologiques a provoqué d’autres déclarations, en particulier les déclarations de chercheurs en médecine, pour qui la compréhension du processus de guérison pourrait aussi être transformé par le paradigme holographique. Si la structure physique apparente du corps n’est que la projection holographique de conscience, il devient clair que chacun de nous est beaucoup plus responsable de notre santé que ne le pense aujourd’hui la médecine. De ce point de vue, les rémissions de maladies censées être mortelles et les guérisons miraculeuses constatées par la médecine (en-dehors des guérisons de Lourdes) seraient en réalité des changements dans la conscience (ou dans l’inconscient) qui changeraient à leur tour l’hologramme du corps. Les effets placebo et nocebo (l’inverse) trouveraient ici toute leur signification.
Peut-être que notre description et notre vision de la réalité n’est-elle qu’un consensus de ce qui est et de ce qui n’est pas, formulé et ratifié au niveau de l’inconscient, qu’il soit accepté ou non au niveau conscient. Ce consensus serait visible par tous et matérialisé par tous parce que tous les esprits possédaient le même inconscient, parce qu’ils seraient tous connectés par la partie holographique ou inconsciente de leur cerveau ». (Propos cités dans le site Outre-vie.com).