Jean Charon, à la suite des nouveaux gnostiques, voudrait nous faire sortir de l’impasse entre déterminisme et probabilisme, harmonie et hasard. Se situant dans la lignée de la Relativité d’Einstein, il élabore, en 1976, la théorie de la Relativité complexe, en ajoutant au continuum d’espace-temps, la nouvelle dimension de l’imaginaire ou esprit.

En découvrant que l’Esprit est le profond « Dedans » de toute chose, il veut réintégrer l’Esprit dans la Matière qui en est le « Dehors ». En refusant que cet Esprit soit exclu de la Science, il est peut-être au point de réconciliation, Dieu n’étant pas seulement l’ordre des relations, mais l’Esprit éternel qui s’exprime dans les particules initiales, les « éons », depuis le début jusqu’à la fin des temps.

« En bref on peut affirmer en cette fin de siècle que la matière inerte n’existe jamais seule, elle est toujours associée à une psychomatière, ce qui confère à l’ensemble des propriétés à la fois physiques et spirituelles ».

« Dès qu’on réfléchit à notre univers et à son évolution dans le cadre de cette science nouvelle qui est la psychophysique (étude de la psychomatière) on est conduit, comme on peut s’en douter, à un renouvellement presque complet de notre approche de la réalité ».