Depuis la nuit des temps, l’être humain s’est interrogé sur sa nature profonde, son devenir, sa relation avec Dieu et le monde. Qui n’a pas, en étant confronté à l’immensité de l’univers à la mort, évoqué d’une manière ou d’une autre l’un de ces sujets ? Ces questions fondamentales, concernant l’âme, la Genèse et la notion de Dieu ont été formulées de multiples façons, dans le cadre de diverses croyances religieuses et à travers l’histoire de la philosophie. En France, il existe une méfiance très ancrée vis-à-vis de tout ce qui touche à la religion. La séparation de l’Église et de l’État, l’éducation laïque et les débats qu’elle suscite face à la montée de l’islamisme, en sont des manifestations assez parlantes. Ce clivage idéologique ne date pas d’aujourd’hui, ni même de la révolution française. Les errements de l’Église au cours de son histoire, ses éternelles connivences avec le pouvoir politique, l’inquisition, et plus récemment, le pétainisme, ont laissé des traces dans l’inconscient collectif. Les Français se veulent “cartésiens”, pourtant peu ont lu ses Méditations Métaphysiques. Ils seraient très surpris de découvrir que Descartes était croyant, qu’il doutait du corps mais point de l’âme, que sa pensée n’avait rien de carré, mais au contraire qu’elle était d’une grande souplesse en dépit de sa rigueur formelle. Article complet …








